En aout 2025, à quelques semaines de découvrir pour la première fois les joies du double niveau GS-CP, je publiais mon emploi du temps prévisionnel pour l’année 2025-2026.
Je le présentais alors comme un emploi du temps très théorique, longuement réfléchi pendant l’été, mais dont je ne savais absolument pas s’il résisterait à l’épreuve du terrain. J’écrivais même qu’il faudrait probablement le remanier rapidement et qu’il devait surtout me servir de « phare sur la côte » pour construire mon cahier journal.
Un an plus tard, il est temps de revenir voir si le bateau a suivi la lumière du phare… ou s’il s’est fracassé sur les rochers.
Spoiler : le phare était plutôt bien construit.
Un emploi du temps théorique qui s’est révélé étonnamment viable
C’est sans doute la première bonne surprise de cette année : l’emploi du temps construit en aout 2025 a réellement fonctionné.
Il n’était évidemment pas respecté à la minute près chaque jour — quel emploi du temps de classe l’est ? — mais son architecture générale s’est révélée suffisamment solide pour me permettre de faire tourner la classe dès les premiers jours de septembre.
Et avec le recul, je mesure à quel point le temps passé pendant l’été à réfléchir à cette organisation a été précieux. Je n’avais pas seulement essayé de faire entrer les domaines d’apprentissage dans des cases. J’avais essayé de visualiser très concrètement ce qui se passerait dans ma classe à chaque instant :
- Que feraient les GS ?
- Que feraient les CP ?
- Avec quel groupe serais-je ?
- Où serait Sonia, mon ATSEM ?
- Quel groupe pourrait travailler sans moi ?
- À quel moment pourrais-je retrouver les GS pour un atelier dirigé ?
- À quel moment les CP auraient-ils réellement besoin de moi ?
Ce travail d’anticipation a payé. Je n’ai pas eu à reconstruire complètement mon organisation en septembre.
En revanche, il y avait une chose que mon joli tableau coloré ne permettait pas vraiment de mesurer : ce que cette organisation allait demander aux adultes qui la feraient vivre.
La maîtresse « balle de yoyo »
Je l’avais anticipé en préparant mon emploi du temps : pour maintenir deux fonctionnements réellement différents, j’allais devoir passer sans cesse d’un niveau à l’autre.
Je l’avais anticipé.
Je ne l’avais pas mesuré.
Les premières semaines ont été particulièrement éprouvantes. Pendant cinq ans, Sonia et moi avions travaillé ensemble dans une classe de GS pure. Nous avions nos habitudes, notre rythme, nos automatismes.
Avec le GS-CP, changement radical.
De mon côté, j’ai rapidement eu l’impression d’être une balle de yoyo, passant toute la journée d’un groupe à l’autre. Une séance avec les CP. Hop, regroupement avec les GS. Retour avec les CP. Atelier dirigé avec les GS. Retour avec les CP…
Et ce changement n’est pas seulement géographique. Il faut aussi changer en permanence de posture professionnelle. Enseigner la lecture ou les mathématiques à des CP et conduire un atelier de maternelle avec des GS ne sollicitent pas tout à fait les mêmes gestes professionnels. Il faut passer de l’un à l’autre instantanément, plusieurs fois par heure, sans véritable sas entre les deux.
La charge mentale a été importante. L’épuisement psychique aussi.
Ce fonctionnement en yoyo n’a d’ailleurs pas disparu au fil des mois. J’ai simplement appris à vivre avec. Mon ATSEM également, même si ce changement permanent de niveau la concernait finalement moins que moi.
Pour autant, je ne considère pas aujourd’hui que ce soit un défaut de mon organisation. C’est plutôt une donnée à connaître lorsqu’on choisit, comme je l’ai fait, de maintenir une véritable organisation maternelle pour les GS et un enseignement élémentaire pour les CP, avec relativement peu de domaines menés en commun.
Je sais désormais que ce fonctionnement a un cout. Mais je sais également pourquoi je l’accepte. Et je le reconduirai en 2026-2027.
Mes GS sont restés des élèves de maternelle
C’était probablement ma principale préoccupation en aout 2025. Je ne voulais surtout pas que mes GS deviennent des « petits CP » simplement parce qu’ils partageaient leur classe avec des élèves de CP.
Sur ce point, le bilan est sans ambiguïté : objectif atteint.
Mes GS ont vécu une année de GS très proche, dans son organisation quotidienne, de celle qu’auraient vécue mes élèves lorsque j’avais une classe de GS pure. Ils ont eu leurs ateliers, leurs regroupements, leurs temps d’activités libres, leur matériel, leurs espaces et leurs habitudes de maternelle. Ils ont passé toute l’année à quelques mètres d’élèves travaillant selon une organisation de CP sans que leur propre année de GS se transforme en année d’élémentaire anticipée.
De ce point de vue, je suis pleinement satisfaite de l’organisation mise en place.
Il y a néanmoins un revers à cette réussite. Je n’ai pas été aussi présente auprès de mes GS que les années précédentes.
C’est probablement ma principale frustration de cette année. J’ai parfois eu le sentiment de les délaisser. Et surtout, je constate en fin d’année que je ne les connais pas avec la même finesse que je connaissais les GS de mes classes précédentes.
Lorsque j’avais uniquement des GS, j’étais présente directement ou indirectement dans presque tout ce qui se passait dans la classe. Cette année, pendant une partie importante de leurs activités, j’enseignais à quelques mètres de là… mais j’enseignais aux CP.
C’est une limite réelle de mon organisation et un point sur lequel je souhaite être plus vigilante l’année prochaine.
Mon ATSEM, encore plus indispensable que prévu
Si mes GS ont pu conserver ce fonctionnement de maternelle malgré ma moindre disponibilité, c’est en grande partie grâce à mon ATSEM.
Après cinq années passées ensemble en GS, elle connait parfaitement mon fonctionnement, les activités que je propose et mes attentes. Mais son rôle a néanmoins évolué cette année. Elle a dû être beaucoup plus présente auprès des GS et surtout prendre en charge certains ateliers que je conduisais moi-même les années précédentes. Cela lui a demandé d’adopter une posture plus pédagogique qu’auparavant.
Bien sûr, tous les ateliers ne gagnent pas à être transférés de l’enseignante à l’ATSEM et je ne prétendrai pas que le résultat est strictement identique. Son investissement a néanmoins permis aux GS de poursuivre leurs apprentissages pendant que j’étais mobilisée auprès des CP.
Son rôle auprès des CP a finalement été un peu moins important que je ne l’avais imaginé en aout. Elle a notamment pu les accompagner lors de certains travaux sur le fichier de code ou lors de phases de réinvestissement en Questionner le monde. Mais les principaux créneaux pendant lesquels mes CP sont véritablement seuls correspondent justement à des moments où Sonia n’est pas disponible dans la classe : notamment de 11 h 05 à 11 h 30 et sur certains temps de l’après-midi.
Mes CP ont donc dû apprendre à se débrouiller réellement sans adulte.
Et ils l’ont fait.
Et mes CP ? Ils ont vécu leur meilleure vie !
En aout 2025, mon autre préoccupation était de proposer aux CP un véritable enseignement de CP.
Là encore, je considère que l’objectif a été atteint.
Sur le plan des apprentissages, des contenus et du déroulement des séances, mes CP ont bien eu une année d’élémentaire. Mais leur environnement quotidien, lui, est resté très maternel. Ma classe est physiquement une classe de maternelle. Le mobilier, les espaces et une grande partie du matériel sont ceux d’une classe de maternelle. Et mes CP ont passé leur année aux côtés d’élèves de GS.
Finalement, ce que je pouvais considérer comme une contrainte au départ s’est révélé être plutôt un atout. Mes CP ont eu les apprentissages du CP avec une partie du confort de la maternelle.
Pour me permettre de travailler avec les GS, ils ont eu plusieurs plages quotidiennes de travail en autonomie. Une fois le travail demandé terminé, ils pouvaient librement aller utiliser les jeux et le matériel autonome de la classe. Des jeux qu’ils avaient connus en GS et qu’ils ont manifestement été ravis de retrouver en CP !
À partir du moment où ils sont devenus suffisamment autonomes en lecture — très rapidement pour ce groupe, puisqu’ils étaient lecteurs dès la mi-octobre — ils ont également eu accès à deux bibliothèques : celle du fond de classe destinée aux GS et une bibliothèque spécifiquement constituée pour eux. J’avais aussi ajouté quelques jeux et matériels réservés aux CP, afin qu’ils aient de nouvelles choses à découvrir.
Au bout du compte, mes CP ont donc bénéficié d’une forme de transition particulièrement douce entre la maternelle et l’élémentaire. Ils ont appris à lire, écrire, compter et travailler comme des CP, mais sans qu’on leur demande de renoncer brutalement, dès le mois de septembre, à tout ce qui faisait encore leur quotidien quelques semaines auparavant.
Bref : ils ont vécu leur meilleure vie.
Et leurs résultats de fin d’année ne me donnent aucune raison de penser que cette organisation ait nui à leurs apprentissages. Bien au contraire : le niveau auquel ils sont arrivés en fin de CP est très satisfaisant.
Le principal changement en cours d’année : maths d’abord !
Si l’architecture générale de l’emploi du temps a résisté à l’année, j’ai tout de même effectué une modification importante en janvier.
Depuis septembre, je commençais la matinée des CP par la découverte du code, puis j’enchainais avec les mathématiques. Or, au fil des mois, deux constats se sont imposés.
- D’une part, je prenais trop de retard en mathématiques.
- D’autre part, mes CP, qui étaient entrés très rapidement dans la lecture, n’avaient plus besoin que je réserve systématiquement au code le meilleur créneau cognitif de la matinée.
J’ai donc inversé les deux. À partir de janvier, les mathématiques ont pris place dès 9 h 05. Cette organisation s’est révélée beaucoup plus satisfaisante et je la conserve pour 2026-2027.
Le fonctionnement du code est désormais le suivant :
- De 9 h 45 à 10 h, pendant que je suis en regroupement avec les GS, les CP travaillent en autonomie dans leur fichier Trampoline sur la page correspondant au code découvert la veille.
- De 10 h à 10 h 20, je retrouve les CP pour la séance dirigée de découverte du code du jour, pendant que les GS sont en récréation.
Le domaine dispose donc d’un bloc quotidien de 35 minutes, mais seulement 20 minutes sont consacrées à la découverte avec moi.
Cela a parfaitement fonctionné avec le groupe de cette année.
Est-ce que cela fonctionnera aussi bien avec mes futurs CP ? C’est beaucoup moins certain. Le groupe qui arrive en septembre devrait avoir davantage besoin de moi pour entrer dans la combinatoire et probablement mettre davantage de temps à accéder à une lecture autonome. Ces vingt minutes risquent donc d’être un peu justes.
Ce sera l’un des points à surveiller dès les premières semaines.
L’autonomie des CP : une contrainte devenue un fonctionnement de classe
L’autonomie des CP était indispensable pour faire fonctionner mon double niveau. Elle est finalement devenue l’une des caractéristiques de la classe.
Chaque jour, mes CP ont des moments pendant lesquels ils savent que je ne suis tout simplement pas disponible pour eux. Le créneau de 11 h 05 à 11 h 30 est le plus significatif : je suis alors en atelier dirigé avec les GS et les CP travaillent seuls. Certains après-midis comportent également une vingtaine de minutes de travail autonome.
Cette autonomie ne s’est évidemment pas décrétée le 1er septembre. Elle s’est construite progressivement. Et j’ai bénéficié cette année d’un groupe particulièrement facilitant : mes CP sont devenus très vite lecteurs et très autonomes.
C’est une donnée qu’il faut garder en tête lorsqu’on regarde mon emploi du temps : ce qui a fonctionné avec un groupe donné ne fonctionnera pas nécessairement de la même manière avec le suivant. Mes futurs CP devraient être moins autonomes à leur arrivée. Je sais donc déjà que septembre 2026 ne sera pas une simple répétition de septembre 2025.
Les créneaux qui ont trouvé leur place
Certaines organisations de l’après-midi ont en revanche tellement bien fonctionné que je ne vois aucune raison de les modifier.
- Les temps calmes des GS en début d’après-midi me permettent de travailler exclusivement avec les CP.
- J’y ai notamment installé deux séances hebdomadaires d’anglais, ainsi que la poésie le lundi. Ces créneaux ont très bien fonctionné et seront reconduits.
- Même constat pour Questionner le monde, placé le lundi et le mardi après-midi.
- Le jeudi, je conserve également mon organisation en Enseignement moral et civique. C’est l’un des rares domaines que je travaille réellement en commun avec les deux niveaux. De 14 h 15 à 14 h 35 environ, GS et CP sont réunis pour une vingtaine de minutes d’échanges essentiellement oraux autour de la notion travaillée. Les GS repartent ensuite en atelier tandis que je poursuis avec les CP par un temps de formalisation et de trace écrite.
- Et lorsque l’EMC ne nous prend pas tout le créneau disponible, j’utilise les quelques minutes restantes pour une séance flash de mathématiques : calcul mental, géométrie ou autre activité courte.
- Enfin, je conserve les trois séances d’EPS, les lundi, mardi et jeudi après la dernière récréation, ainsi que l’éducation musicale le vendredi au même horaire. Avec l’EMC, ce sont finalement les principaux domaines pour lesquels le fonctionnement commun GS-CP m’a semblé pertinent.
Et puis il y a ce qui n’est jamais vraiment rentré dans les cases…
La grande perdante de mon emploi du temps 2025-2026 a été la production d’écrit.
Je savais dès le départ que je ne pourrais pas la placer le matin. Mes matinées sont déjà extrêmement contraintes et je dois absolument préserver des moments pendant lesquels je travaille réellement avec les GS. J’ai donc essayé de mener les séances de production d’écrits l’après-midi. Dans les faits, elles ont pris la place tantôt des arts plastiques, tantôt de Questionner le monde, tantôt de l’EMC.
Résultat : je n’en ai pas fait suffisamment.
Pour 2026-2027, je préfère donc assumer un arbitrage et inscrire réellement la production d’écrits dans l’emploi du temps. Le vendredi après-midi, arts plastiques et production d’écrits alterneront une semaine sur deux. Oui, cela signifie que je ferai moins d’arts plastiques que ce que prévoient théoriquement les horaires officiels. Mais la réalité de ce double niveau m’oblige à faire des choix. Je préfère préserver régulièrement chacune de ces disciplines plutôt que laisser la production d’écrits devenir une activité que l’on fait « quand on trouve le temps »… et pour laquelle, évidemment, on ne trouve jamais suffisamment de temps.
Ce que l’emploi du temps ne montre pas
C’est probablement la partie que j’aurais aimé pouvoir lire moi-même il y a un an.
Un emploi du temps montre ce que font les élèves de 8 h 20 à 16 h 30. Il ne montre absolument pas ce qu’il faut faire autour pour que tout cela fonctionne.
Avec une classe de GS pure, j’avais réussi au cours des dernières années à trouver une organisation professionnelle relativement satisfaisante. Le samedi était notamment redevenu une journée sans école. Je travaillais beaucoup du lundi au vendredi, je reprenais le dimanche matin, mais je ne retournais plus systématiquement à l’école le dimanche après-midi.
La GS-CP a fait voler cet équilibre en éclats.
Cette année, j’ai recommencé à travailler le samedi matin et jusqu’en milieu d’après-midi. J’ai continué à travailler le dimanche matin. Et j’ai recommencé à retourner à l’école le dimanche en fin d’après-midi pour préparer matériellement la semaine.
Je suis également restée beaucoup plus souvent et beaucoup plus tard à l’école le soir.
Pourquoi ?
Parce que pendant la journée, je n’ai plus aucun temps mort. Je passe d’un niveau à l’autre. Je n’ai pratiquement jamais le temps de regarder sérieusement les travaux réalisés par les GS pendant leurs ateliers. Je ne peux pas davantage corriger correctement le travail des CP au fil de la journée. Tout cela se reporte donc après la classe.
Mon emploi du temps fonctionne. Mais il faut être honnête : il fonctionne aussi parce qu’une partie de la charge de travail nécessaire à son fonctionnement est rejetée hors de l’emploi du temps visible. C’est probablement le principal avertissement que je donnerais aujourd’hui à quelqu’un qui envisagerait de reprendre cette organisation.
Alors, est-ce que je recommence ?
Oui.
Malgré la fatigue.
Malgré la charge mentale.
Malgré la frustration de ne pas avoir été autant auprès de mes GS que je l’aurais souhaité.
Parce que cette année a également été formidablement enrichissante professionnellement.
Après cinq années de GS, le CP représentait pour moi un véritable challenge. Je l’ai relevé et je suis particulièrement satisfaite du niveau atteint par mes élèves. J’ai aussi découvert qu’il était possible de faire cohabiter dans une même classe deux univers scolaires que je pensais devoir protéger l’un de l’autre. Mes GS sont restés des élèves de maternelle. Mes CP ont réellement appris comme des CP. Et les uns et les autres ont profité d’un environnement commun qui n’a finalement obligé aucun des deux groupes à renoncer à ce dont il avait besoin.
Je repars donc pour une deuxième année.
Mon emploi du temps GS-CP 2026-2027

À première vue, il ressemble beaucoup à celui de l’année précédente. Et c’est volontaire.
Après une année complète d’expérimentation, je n’ai aucune envie de bouleverser ce qui fonctionne simplement pour produire un nouvel emploi du temps. Je conserve donc son architecture générale, avec quelques ajustements issus de l’expérience :
- les mathématiques CP restent placées dès 9 h 05, modification testée et validée à partir de janvier 2026 ;
- le code vient ensuite, avec un premier temps autonome sur le fichier puis vingt minutes de découverte dirigée ;
- les créneaux d’anglais, poésie, Questionner le monde, EMC, EPS et éducation musicale qui ont fait leurs preuves sont conservés ;
- la production d’écrits trouve enfin une place institutionnalisée, en alternance avec les arts plastiques un vendredi sur deux ;
- les temps d’autonomie CP restent indispensables pour me permettre de préserver mes ateliers dirigés avec les GS.
Cet emploi du temps reste évidemment… un emploi du temps théorique. Mais contrairement à celui que je publiais en aout 2025, celui-ci ne repose plus uniquement sur des projections. Il s’appuie sur une année entière passée à tester, ajuster, courir d’un groupe à l’autre, parfois râler contre des journées beaucoup trop courtes… et constater malgré tout que l’ensemble pouvait fonctionner.
Et pour cette deuxième année ?
Je pourrais penser que le plus difficile est derrière moi. Je connais désormais beaucoup mieux le CP, ses apprentissages, ses progressions, les difficultés qui peuvent surgir et le matériel dont j’ai besoin. Une partie considérable de la préparation intellectuelle que j’avais dû fournir l’année dernière est donc déjà faite.
En théorie, cela devrait me permettre d’être davantage disponible pour mes GS.
En théorie.
Car une classe n’est jamais un dispositif expérimental que l’on reproduit à paramètres constants. Les CP qui arrivent en septembre ne sont pas ceux de l’année dernière. Mon premier groupe était particulièrement autonome et est entré très rapidement dans la lecture. Le groupe que j’accueillerai cette année devrait avoir davantage besoin de moi, notamment pour l’apprentissage de la lecture, et probablement pendant plus longtemps.
Je vais donc devoir trouver un nouvel équilibre entre deux objectifs qui risquent parfois de se télescoper : être davantage présente auprès de mes GS tout en accompagnant davantage mes CP.
Comment vais-je faire ? À l’heure où je publie cet article, je n’en sais strictement rien.
Mais au moins, cette fois-ci, je sais que le phare tient debout.
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Quel plaisir et réconfort de te lire! J’aurais pu écrire la même chose que toi J’ai exactement le même ressenti. C’est un double niveau exigeant, que je pratique depuis 4 ans alors que j’étais plus prédisposée à avoir des maternelles. C’est vrai qu’on y laisse quelques plumes mais face aux réussites de nos petits élèves et la fierté que cela nous procure, je crois que ça en vaut bien la peine. Quand on fait ce métier on ne peut pas faire les choses à moitié et même après 18 ans d’expérience je suis toujours entrain de me remettre en question. Comme toi! Bravo et Merci pour tout ton travail et ce généreux partage, tu es une belle source d’inspiration. Je te souhaite une belle rentrée.
Virginie