Toutes les infos sur l’affaire de Jacques Risso, c’est sur son blog : http://www.la-bouteille-a-l-encre.com/

Une pétition de soutien à Jacques Risso circule :

http://www.petitions24.net/soutien_a_jacques_risso

Soyez nombreux à la signer, et faites circuler le lien auprès de vos collègues.

Fin février 2014 :

La suspension avait été levée fin janvier. Nous croyions cette triste histoire close et enterrée… Jusqu’à ce que Jacques Risso se voit infligé un blâme, en dépit de l’accord signé avec le DASEN fin janvier. La lutte reprend : n’admettons pas qu’une administration, de peur de se déjuger, fasse fi de la justice !

Visionnez cette vidéo résumant la chronologie de cette scandaleuse affaire :

 

Voici quelques messages de soutien à jacques  (publiés par ordre ante-chronologique, donc le plus ancien est en fin d’article) :

4/ Un autre message de Bruno Martin :

Bonjour,

Je vous envoie cette circulaire parce que, oui! nous sommes tous concernés.
Ce mail peut (et devrait) circuler.
Si vous souhaitez des infos complémentaires, n’hésitez pas à me les demander.
Si vous souhaitez des infos contradictoires adressez-vous à la DSDEN du Vaucluse, au Dasen de ce département, à son adjoint et à l’IEN de la circonscription d’Apt.

Sachez juste que j’ai profité des vacances pour aller rencontrer Jacques chez lui.
Mieux me rendre compte.
Pour ma part j’ai depuis longtemps dépassé l’intime conviction qu’il est victime de harcèlement de la part de sa hiérarchie. Cela se confirme encore chaque jour.
Une demi-année que ça dure. Je ne sais pas si je l’aurais supporté. Et vous?

Parce que ça peut arriver à chacun :

 Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher,
Et il ne restait personne pour protester.

3/ Un message plus récent de Pierre Frackowiak :

Bonjour
 
Même si je commence enfin à  me mettre en retraite (je le suis professionnellement depuis 2008), je suis très meurtri par la situation de Jacques Risso. J’ai fait ce que j’ai pu pour lui avec les syndicats unanimes au niveau départemental, je pense être un peu responsable de sa situation (s’il n’avait pas accepté d’illustrer mon dernier livre qui dérange, “L’école, en rire, en pleurer, en rêver”, il n’en serait peut-être pas là !). Meurtri et tellement déçu…
 
Le message pathétique de Bruno Martin me touche :

Bonjour,
Ce courrier s’adresse à des militants de l’UNSA.
Personnellement, il m’est impossible de m’engager dans une campagne pour le SE-UNSA. Je suis actuellement trop occupé à défendre et soutenir notre collègue Jacques Risso.
Il va de soit que si mon syndicat s’engageait clairement et de toute ses forces dans le rétablissement de la vérité et des droits de ce collègue, (certes adhérent à un autre syndicat, non majoritaire), cela me dégagerait, sans aucun doute, le temps nécessaire à cette campagne.
J’ai la désagréable impression que les calculs d’appareil passe avant la défense inconditionnelle d’un collègue victime d’une cabale avérée de la hiérarchie et de l’administration. La passivité des syndicats à ce sujet questionne une bonne partie des collègues et de nombreux adhérents de notre syndicat.
Serions-nous, nous aussi dans le pas de vague? Est-il si dangereux que ça de faire de la peine à Vincent Peillon ?
La refondation ne passe-t-elle pas avant tout par une confiance retrouvée des enseignants? Par une reconnaissance de leur travail et de leur engagement.
Nous sommes ici dans un cas de dysfonctionnement qui, s’il faisait jurisprudence, sonnerait le glas des relations de confiance entre les enseignants praticiens et leur hiérarchie, mais aussi des syndicats plus co-géreur que défendeur des salariés.
Syndicalement
Bruno MARTIN

Comme il a raison ! Alors que le sort qui est fait à Jacques est un scandale incroyable avec la gauche au pouvoir, alors qu’à l’évidence tout directeur peut être désormais suspendu pour n’avoir pas su régler du point de vue des petits chefs, un problème de cour de récréation, alors que rien ne change au niveau du fonctionnement hiérarchique pyramidal du système et que les petits chefs sont toujours protégés et que des plus grands chefs DASEN se comportent comme des seigneurs féodaux qui détiendraient seuls la vérité méprisant les protocoles signés et les instructions ministérielles, Jacques est toujours martyrisé, méprisé, mal traité… La refondation ??? Tu parles !!! Comment réussir à y faire croire dans le Vaucluse ou ailleurs, où à part les 45 minutes sur la journée scolaire, rien n’a changé, laissant entendre que l’on pourrait refonder avec le même fonctionnement par tuyaux d’orgues et parapluies,avec les mêmes programmes, avec le même pilotage par les résultats apparents,etc
 
Les syndicats d’enseignants laissent leurs représentants locaux se débattre comme ils peuvent. Les syndicats d’inspecteurs protègent leurs collègues, même la plus incompétente et dangereuse. Elle bafoue toute idée de refondation, fidèle au formatage qu’elle a subi, et tout le monde s’en fout… sauf ceux qui souffrent.
 
Le parti politique majoritaire se noie dans les erreurs de communication sur les affaires. Son secrétaire national adjoint à l’éducation, un de mes copains, ancien directeur d’école, a mis mes appels désespérés à la corbeille. il a oublié qu’il aurait pu, lui aussi, être viré pour des problèmes que sa hiérarchie aurait été incapable de gérer.
 
Triste monde ! Et l’on s’étonne de la montée des extrémismes en faisant leur procès oubliant de faire le sien. Et l’on s’étonne de l’abstention et du rejet de la politique. Et l’on s’étonne de la désaffection des enseignants qui ont l’impression que rien n’a changé et que sur le terrain, leur avis n’a aucune importance.
 
La souffrance des enseignants continue de croître. Mais tout le monde s’en fout. L’essentiel est dans l’apparence et dans le marketing.
 
Ne me parlez plus de refondation. Tant que l’on assassinera un Jacques Risso, tant que l’on ne remettra pas en cause l’autoritarisme scandaleux qui a sévi depuis 2007 au moins, tant que des hiérarques malades d’orgueil et de pouvoir pourront sanctionner impunément, la refondation n’aura pas de sens.
 
Avec mes amitiés
 
Pierre Frackowiak
IEN honoraire

2/ Un communiqué de Chantal Fassié, défenseur syndical FO

L’acharnement contre notre collègue continue !
Mais que cherche le Directeur Académique ?
Voici les faits dont nous vous faisons juges :

Mercredi 29 janvier à 14h, le Directeur Académique recevait les 3 syndicats, SNUDI-FO, SNUipp-FSU et SE-UNSA pour la négociation préalable au dépôt du préavis de grève – le jour du conseil de discipline – avec comme première revendication la réintégration immédiate de J. Risso dans ses fonctions de directeur et d’enseignant à l’école de Rustrel.
À 18h30, le Directeur Académique recevait J. Risso, à la demande des syndicats et en leur présence, pour trouver une issue négociée dans ce dossier qui n’avait que trop duré.
À 19h30, un accord était signé par M. Beck, Directeur Académique, et J. Risso mettant fin à la procédure disciplinaire engagée depuis le 30 août. Cet accord a été conclu en présence des 3 Secrétaires départementaux des syndicats, de Mme Vandrepotte, Directrice Académique Adjointe, et de moi-même.
Vers 20h, comme convenu, Me Tartanson informait en urgence par mail le Président du Tribunal Administratif de Nîmes qu’un accord venait d’être signé et qu’en conséquence J. Risso « se désistait de l’instance engagée en référé pour l’audience du 30 janvier 2014 à 10h ».

Vendredi 31 janvier, les syndicats rendaient compte de la négociation préalable et de l’accord trouvé entre le Directeur Académique et J. Risso, mettant fin au conflit.
À 16h, comme convenu, le Directeur Académique recevait J. Risso pour lui remettre l’Arrêté annulant sa suspension. J. Risso a informé le Directeur Académique que son état de santé ne lui permettait pas de reprendre ses fonctions dès la levée de sa suspension, et il a accepté, par écrit, la mission que le Directeur Académique lui proposerait pour terminer cette année scolaire.

Lundi 3 février à 9h44, l’administration confirmait par mail aux élus du personnel, comme convenu, l’annulation du Conseil de discipline concernant J. Risso.

Mardi 11 février à 14h, comme convenu, J. Risso consultait son dossier administratif à la direction académique.
Comme le stipulait le dernier point de l’accord signé le 29 janvier, « les pièces mises au dossier administratif de M. Risso depuis le rapport du 11 juillet 2013 » ont bien toutes été retirées du dossier… mais seulement dans un premier temps.

En effet, en accompagnant J. Risso dans cette ultime démarche qui devait mettre définitivement fin à cette affaire, j’ai constaté avec lui que des pièces ont été remises, renumérotées, dans son dossier administratif :
– pièce 104 : Arrêté de suspension du Directeur Académique daté du 30 août 2013 ;
– pièce 105 : Courrier du Directeur Académique du 30 août 2013 accompagnant l’Arrêté de suspension ;
– pièce 106 : Arrêté de suspension du Directeur Académique du 20 décembre 2013 – celui qui faisait l’objet du recours en référé auprès du TA de Nîmes, recours, rappelons-le, retiré par J. Risso la veille de l’audience prévue jeudi 30 janvier à 10h, sur la base du protocole d’accord signé mercredi 29 janvier à 19h30 ;
– pièce 109 : Arrêté du Directeur Académique du 31 janvier 2014 levant la suspension de J. Risso ;
– pièces 110 à 137 : Note du Doyen de l’Inspection Générale de l’Education Nationale adressée, sous timbre « confidentiel », à « Monsieur le Recteur d’Aix-Marseille », datée du 16 janvier 2014… cette note accompagnant la 2ème version du rapport des Inspecteurs Généraux au recteur datée de novembre 2013.
– pièces 138 à 158 : Les observations de J. Risso, par l’intermédiaire de son avocat, sur la 1ère version du rapport des Inspecteurs Généraux qui lui avait été adressée début décembre.
Soulignons que le seul document en défense de J. Risso remis dans son dossier administratif, ce sont ses observations sur la 1ère version du rapport des Inspecteurs Généraux. Or ce document est placé au dossier juste après le rapport (2ème version) des Inspecteurs Généraux adressé au recteur, version contenant des accusations non formulées dans le rapport (1ère version) sur lequel J. Risso avait été invité à formuler ses observations dans le cadre de la procédure contradictoire. Dès lors, chacun comprend que le Doyen de l’Inspection Générale puisse écrire dans sa Note : « La réponse contradictoire au rapport communiqué à M. Risso, reçue par l’intermédiaire de son avocat fin décembre, ne conduit pas à modifier la teneur du rapport. ». J. Risso et son avocat n’ayant pas eu connaissance, dans la 1ère version du rapport des Inspecteurs Généraux à leur disposition pour la procédure contradictoire, des éléments majeurs d’accusation, il est bien évident que « la réponse contradictoire au rapport » ne pouvait pas porter sur les éléments d’une 2ème version pas encore portée à leur connaissance fin décembre, au moment de la rédaction des observations…

Rappelons que les syndicats avaient pourtant bien fait constater le 29 janvier au Directeur Académique les 2 versions différentes du rapport des Inspecteurs Généraux, avec la même date (novembre 2013) et la même référence (n°2013-099), relevant que « J. Risso n’a donc pas pu répondre à ces griefs formulés à son insu » et indiquant qu’ils « attendent des explications sur ce point ».

Nous avons par ailleurs constaté que son dernier rapport d’Inspection du 2 décembre 2010, signé par l’actuelle Inspectrice d’Apt, Mme Brillaud, et par l’actuel Inspecteur Adjoint au Directeur Académique, M. Marquier, n’est toujours pas dans son dossier administratif… alors que l’augmentation de sa note pédagogique à 19,5 a bien été prise en compte depuis cette date. Jacques Risso a bien évidemment acté par écrit qu’il contestait la présence de ces pièces comme contraire à l’accord écrit et signé le 29 janvier 2014, ainsi que l’absence de son dernier rapport d’inspection dans son dossier administratif.

Il a saisi son avocat, et les 3 syndicats présents le 29 janvier, du non respect, par le Directeur Académique, de l’engagement qu’il a pris et signé devant témoins, de retirer les pièces du dossier à partir du rapport de l’Inspectrice d’Apt du 11 juillet 2013.

Alors qu’une issue négociée avait été trouvée et acceptée par tous le 29 janvier, comment comprendre que l’engagement pris par le Directeur des Services départementaux de l’Education Nationale ne soit pas respecté ?
Alors que la situation commençait à s’apaiser sur ce dossier, que cherche le Directeur Académique ?
Pourquoi un tel acharnement contre Jacques RISSO ?

Avignon le 13 février 2014
Chantal Fassié

1/ L’appel de Pierre Frackowiak

Ici : La bouteille à l’encre – En soutien à J.Risso, du 6/01/14, par Pierre Frackowiack

Un vent de folie à l’Inspection Académique du Vaucluse

Alors qu’après une lecture complète et attentive du rapport de l’Inspection Générale sur l’affaire Risso, toute personne normalement intelligente pouvait conclure que Jacques Risso, directeur d’école à Rustrel, scandaleusement suspendu de ses fonctions sans motif avéré et sans la moindre considération pour sa carrière, serait immédiatement réintégré dans ses fonctions et que la hiérarchie intermédiaire serait rappelée à ses missions et à ses devoirs, le Directeur Académique du Vaucluse a décidé, seul, sans raison valable, sur son intime conviction ou celle de son adjoint, en infraction avec les lois, les codes et règlements, de prolonger de 4 mois la suspension de Jacques Risso.[…]La suite : La bouteille à l’encre – En soutien à J.Risso, du 6/01/14

Début janvier 2014, la suspension est reconduite pour 4 nouveaux mois.

Les faits reprochés ?

une SUSPICION de non gestion OU de mauvaise gestion de harcèlement(s) entre enfants dans sa mission de directeur

Le comité de soutien et le site pour rester informé.

La pétition à signer et faire circuler.

3 commentaires

  1. Excellente synthèse vers laquelle je vais renvoyer, n’étant pas à l’aise pour écrire sur le sujet sans déraper… merci du boulot effectué Anyssa, pour communiquer sur cette sale affaire

  2. Bravo pour cette récap’ Anyssa ! je vais sortir de ma tanière bloguesque demain pour relayer les dernières infos et mettrai un lien vers ici… dégoûtée mais pas possible de lâcher ça…

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